Association des Enseignants d’Activités Technologiques
L’AEAT à l’UNESCO

L’AEAT à l’UNESCO - Paris - 11,12 et 13 janvier 2002

Assises nationales de la culture scientifique et technique - Paris - Palais de l’UNESCO - 11,12 et 13 janvier 2002
samedi 12 janvier 2002 par Yves LEMAL

Assises nationales de la culture scientifique et technique

11,12 et 13 janvier 2002 - Palais de l’UNESCO - Paris

Communication de Christian HOUDRE, Président de l’AEAT.

L’AEAT est une des associations qui regroupent les enseignants de technologie en collège et en IUFM et plus largement tous ceux qui se battent pour la promotion d’activités technologiques dans l’Ecole. Elle n’est pas la seule mais elle est la plus importante et la plus ancienne. Elle touche, par le biais de ses adhérents et de sa publication, environ 25 % des 14 000 professeurs de technologie du service public.

Avant de dire quelques mots de notre conception de la culture technique à l’Ecole, nous tenons à faire quelques remarques de circonstance.

A propos de notre discipline, les responsables du Ministère de l’Éducation Nationale ont, aujourd’hui, quitté de fait le terrain de la concertation et du dialogue. Nous avons été associés à la re-conception de notre discipline en 1985, au moment des travaux de la COPRET, associés, écoutés et entendus ; depuis le dialogue s’est éteint et les évolutions de la discipline sont devenues erratiques.

Deux exemples :

  • De toutes les disciplines scolaires, la technologie est l’une des toutes dernières, encore, à ne pas recruter ses maîtres au niveau de l’agrégation et ce malgré nos rappels récurrents.
  • Dans un autre registre plus récent, nous constatons avec une certaine amertume que dans les propositions de rénovation du concours de recrutement de professeurs des écoles, toute référence à la technologie disparaît, aussi bien dans l’intitulé des épreuves que dans leurs contenus. Tout se condense, si l’on peut dire, en une seule épreuve de sciences où plusieurs disciplines sont agglomérées.

Force est de constater que la culture technique, au sens donné par Maurice Combarnous (« Comprendre les techniques et la technicité », Éditions Sociales, 1984), est devenue une idée floue à l’école primaire et au collège.
Les orientations actuelles en collège ne nous satisfont pas. Les conditions matérielles (effectifs trop importants, horaires non respectés, financement des objets confectionnés par les élèves,..) ne permettent plus aux élèves de produire vraiment. Cela dénature l’enseignement et le rend formel. On nous contraint à évoquer le monde du travail dans une vision fantasmée de la grande entreprise, sans référence au monde artisanal ou agricole par exemple. Les programmes sont bâtis en compétences additionnées, compétences, pour une part d’entre elles, sans intérêt dans la construction de l’individu.

En matière de culture technique dans la scolarité obligatoire, l’essentiel n’est plus pensé, au plus haut niveau de l’État. Et pourtant, les enseignants regroupés en association, représentent une richesse, une expérience et des convictions dont on ne peut priver le débat.

Ainsi nous défendons la production technique signifiante à l’Ecole comme fondement de la construction de cette culture technique.

Cela veut dire :

  • permettre aux élèves de garder le contact avec la matérialité et la rationalité du monde. Répondre à leur besoin de produire des objets techniques dont ils sont les auteurs et les usagers, les aider à se prouver à eux et à leur entourage qu’ils peuvent transformer le monde de façon positive (partie très motivante).
  • utiliser ce crédit de motivation et ce fil conducteur pour les ouvrir à la culture technique, scientifique, historique, esthétique et éthique (partie la plus difficile à accepter). Et ces deux parties peuvent harmonieusement s’articuler. En d’autres termes, il faut penser l’activité technologique à l’Ecole comme une puissante source de motivation et d’appétence grâce à l’investissement personnel et concret de l’apprenant.

L’activité technologique est de fait l’un des portails d’entrée de l’activité scientifique de demain.

Il s’agit de faire œuvre de culture par des pratiques qui permettent de garder le contact avec tous les élèves.
C’est à portée de main, encore faut-il une volonté politique que de telles assises peuvent régénérer, éclairer et tonifier.

Je vous remercie de votre attention.


Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 4103 / 129210

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Textes de référence   ?    |    titre sites syndiques OPML   ?

Site réalisé avec SPIP 3.0.16 + AHUNTSIC

Creative Commons License